Profession : reporter de guerre

Hier, la bibliothèque Mohammed Arkoun a accueilli la journaliste et reporter de guerre indépendante Anne Nivat pour une rencontre intitulée « Le journaliste au service de l’Histoire ? ».

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Anne Nivat en Irak avec l’amiral Adnan, qui dirige aujourd’hui une ONG. ©Veilleur de nuit

Anne Nivat est de celle qui n’envisage pas la réalisation d’un reportage sans être en immersion totale au sein de la population locale, avec tout ce que cela peut impliquer dans des pays en guerre comme l’Irak ou l’Afghanistan. Son modèle, c’est celui du journalisme de terrain, qui va à la rencontre des gens, de tous les gens, qui s’intéresse à eux, et dont le seul souci est de dire la vérité. Trouver les mots pour faire partager la complexité du monde. Pour cela, elle a fait le choix depuis longtemps de travailler en freelance.

Celle qui se définit comme une observatrice de l’immédiat a su partager avec le public sa passion pour ce métier, son approche, ses convictions, mais aussi évoquer ses doutes. Sa volonté de témoigner avec modestie et humanité de son vécu, de ses rencontres, est aujourd’hui mise à mal. Elle éprouve de plus en plus de difficultés à trouver sa place dans un paysage médiatique emprunt de sensationnalisme. Sa passion elle, heureusement, reste intacte.